Vivre sans espoir ?

Il faut se méfier de l’espoir ; c’est une compagnie trompeuse !

L’espoir, surtout avec de grandes passions, mène souvent à la déception. Et avec la déception, viennent l’effondrement, la colère, la tristesse !

Le désespoir, par contre, est une sagesse qu’il faut savoir cultiver et faire grandir. Plus notre désespoir sera grand, moins on goûtera à l’amertume des déceptions.

Sauf que : Peut-on vraiment vivre sans espoir ?

Sinistre idée

D’où nous vient cette sinistre idée de mourir dans des hôpitaux qui puent la maladie et la mort, entourés de visages fatigués et pâles, de machines et de fils en plastique ?

N’y a-t-il pas mille autres façons beaucoup plus agréables pour mourir ?

L’émotion et la pensée

Il faudrait voir si nous nous sentons angoissés parce que nous avons certaines pensées, ou bien si nous acquérons des pensées négatives parce que nous nous sentons angoissés.

En d’autres termes, qui vient avant : l’émotion, ou la pensée ? Le sentiment, ou l’imagination ?

Ou bien est-ce que l’une apparaît simultanément avec l’autre ?

Ou bien serait-il encore plus judicieux de considérer que l’émotion et la pensée sont exactement le même phénomène que nous avons juste fragmenté et brouillé par le language ?

Les morts dans les vivants

« La mort d’un moustique n’efface pas la trace qu’il a sculptée dans la matière de cet univers, et il en est de même pour la mort d’un humain. Oui, je suis déjà mort, mais j’ai existé ; ma petite existence a laissé de petites traces.

Le corps se désintègre et disparaît de notre vue, mais l’esprit ne disparaît pas si vite. Regardez en vous-mêmes et vous verrez combien de gens morts sont encore vivants en vous ! »

Extrait d’un livre à paraître.

L’illusion de l’avenir

« Nous vivons souvent dans l’illusion de croire pouvoir savoir ce que l’avenir nous réserve ; ça reste une belle illusion, parfois utile et parfois mauvaise.

Si nous croyons que l’avenir est obscur, nous sommes tristes et angoissés, et si nous croyons que l’avenir est agréable, nous sommes heureux et optimistes. Dans les deux cas, ce sont des illusions dont l’être humain se passe difficilement. »

Extrait d’un livre à paraître.