Faire l’animal

Une des choses qui me fascinent le plus chez plusieurs individus de l’espèce humaine, c’est qu’ils croient qu’ils sont vraiment, sérieusement et radicalement différents des singes, des vaches et des chiens.

Chacun y va avec son argument qu’il a juste copié sur quelqu’un de sa tribu religieuse : nous avons une âme et les autres animaux n’en ont pas ; ou bien nous avons une conscience, une intelligence… ou encore le language, l’abstraction, la spiritualité, blablabla… Allez chercher ce que tous ces mots veulent dire… C’est comme les chiens qui diraient qu’ils sont supérieurs et différents de tous parce qu’ils savent aboyer et remuer la queue en même temps…

Ils ont presque peur de se considérer tout simplement au même pied d’égalité que les autres êtres vivants de cette petite planète. Ils veulent, à tout prix, croire et démontrer qu’ils sont différents, c’est-à-dire supérieurs.

Non seulement ça me fascine, mais aussi ça me fait rire.

Ça me fait rire de croire très sincèrement et de le dire que je suis un singe, un chien ou une vache. J’aimerais bien me promener tout nu, chier et pisser dans la rue devant tout le monde, sans parler de m’adonner publiquement à des comportements sexuels complètement chaotiques et extravagants.

Mais la société des « êtres vivants supérieurs » voit cela plutôt d’un mauvais œil, et nous ordonne de nous cacher pour « faire l’animal ». Hahaha…

« Faire l’animal » ! Comme cette expression à elle toute seule me tue de rire.

La générosité de la tristesse

La tristesse vient du fait qu’on ne vit pas en harmonie avec le monde, que notre compréhension de la réalité est complètement faussée… On dort et on se lève avec des idées erronées et des attentes infondées et naïves.

La tristesse est généreuse. Elle est là pour nous rendre service ; pour nous aider à démolir nos ignorances qu’on prenait pour des certitudes, et pour réussir à accepter la réalité du monde telle qu’elle est.