La psychologie humaine est une affaire assez complexe et subtile. On peut notamment étudier cette science dans les livres, les universités, les mythologies, les philosophies, les grandes traditions spirituelles… Mais on peut aussi étudier et comprendre la psychologie humaine beaucoup plus facilement.

Il s’agit d’observer sérieusement le comportement des chiens, de toutes les sortes de chiens ; les chiens domestiques et obéissants, les chiens sauvages, les chiens de rue, les chiens en prison, les chiens en laisse, les chiens fidèles, les chiens infidèles, les chiens qui aiment leur maître, les chiens qui n’ont pas de maître, les chiens qui ressemblent à des renards, les chiens qui ressemblent à des rats, les chiens qui aboient (jappent en québécois), les chiens qui ne jappent pas, les chiens qui montrent leurs dents et qui s’enfuient en courant à la vue du premier petit caillou ou bâton, les chiens qui montrent leurs dents et qui mordent, les chiens qui reniflent et lèchent les culs d’autres chiens et chiennes, les chiens qui se font des auto-fellations, les chiens qui se cachent pour faire l’amour. Il y a aussi les chiens qui se mettent en meute et qui mènent des guerres en meutes, et d’autres qui sont solitaires et qui jouent de la diplomatie ici et là. Il y a des chiens qui mangent des carottes, de la salade et se délectent de cadavres puants, et d’autres qui ont le museau très fin. Ensuite, si vous voulez plutôt vous spécialiser dans la psychologie des femmes, il suffit d’observer la psychologie des chiennes ; il n’y a pas vraiment beaucoup de différences.

Je ne sais pas comment on peut prétendre connaître quelque chose de la psychologie humaine si on n’a pas passé assez de temps à observer les chiens et les chiennes. Parce que les chien·nes sont tout simplement des humains sans déguisement, sans vêtements, sans partis politiques, sans religions, sans pays, sans professions, sans comptes en banque… Ce sont des humains à l’état pur.