Écoutez, j’ai eu la grande chance de pouvoir fréquenter des grands professeur·es de philosophie à Québec, ainsi que d’excellent·e·s étudiant·e·s qui, pour certain·e·s, sont aussi devenu·e·s des profs ou des philosophes à part entière. Je continue d’ailleurs toujours de lire de temps en temps ce qu’ils écrivent et ce qu’ils disent de telles et telles affaires.

Après, tout dépend de ce qu’on veut dire par le mot « philosophe ». Je demeure toujours très prudent et sceptique. Et j’en connais des philosophes, de plusieurs endroits du monde, aussi bien dans la vraie vie que dans les articles, les vidéos et les livres.

Et puis, pour vous dire vraiment le fond de ma pensée, ce que j’observe le plus chez ces gens là c’est la façon avec laquelle ils abordent publiquement, ou n’abordent pas, le thème de la vie sexuelle. Non seulement la sexualité en tant que telle, mais plus particulièrement leur sexualité à eux et à elles.

Il y en a de ces gens qui peuvent brillamment philosopher sur tout et sur rien, en particulier sur la politique, la morale, ou la science… Mais dès qu’il s’agit de parler de leurs organes reproducteurs, leur voix se fait tout d’un coup très basse.

Voilà, en ce qui me concerne, la méthode avec laquelle je sépare les véritables philosophes de ceux qui n’ont que des titres et des diplômes. Et grâce à cette méthode, je dois vous avouer que j’ai connu des philosophes extrêmement puissants, beaux et magnifiques ! Plusieurs m’ont fait bander, plusieurs m’ont fait rire, plusieurs m’ont fait vraiment réfléchir ! Les autres, je les endure quand-même, mais vous ne pouvez même pas vous imaginer jusqu’à quel point je les trouve ennuyant·e·s !